DOSSIER MINCEUR : rester mince (mais pas maigre)  
     
 

Le culte de la minceur nous accompagne depuis des dizaines d'années. Il a modelé notre idéal de silhouette.
Inconsciemment, nous associons la minceur à la réussite amoureuse et sociale, au bien-être, à la joie de vivre...
Et pourtant, ont-elles l'air vraiment heureuses ces adolescentes quasi-cachexiques, franchement blafardes et même pas souriantes qu'on nous présente à répétition sur les publicités des magazines, à la télévision ou au cinéma ?
A mieux les regarder, elles sont assez loin de respirer la santé.
Notre problème à nous, les femmes, c'est que cet idéal de minceur conduit bon nombre de celles qui n'en ont pas besoin à s'astreindre à de lourds régimes amaigrissants. Le tout, pour un bénéfice minime en matière de poids, quelques kilos souvent vite repris à peine le régime arrêté.

Entre surpoids et poids optimal
- On compte en France environ 40% de femmes en surpoids, dont 10% de femmes obèses. Il faut bien reconnaître que ces chiffres sont à la hausse. Les causes, nous les connaissons toutes : une vie trop sédentaire, un manque flagrant d'exercice et des repas anarchiques composés d'aliments et de boissons trop sucrés ou trop gras. Il faut réapprendre à se nourrir de manière équilibrée et reprendre un peu d'exercice physique. Inutile de se compliquer la vie : vive la marche, le vélo et les escaliers que l'on monte à pied !
- A lire ces chiffres, on est cependant bien loin de toutes ces femmes qui ont un jour entrepris ou entreprennent régulièrement un régime amaigrissant, sans que leur corps en ait réellement besoin. Selon le calcul du Body Mass Index élaboré par des médecins, le poids optimal pour la santé d'une femme d'1m60 varie entre 51 et 64 kg. Or 25 à 40% des femmes qui n'ont aucun kilo en excès sont au régime. Et une partie d'entre elles sombrent dans l'anorexie ou souffrent de boulimie : elles se gavent par à-coups puis se font vomir ou prennent des laxatifs pour tout éliminer. Rien de tel pour culpabiliser, perdre l'estime de soi et même se mettre en danger.

Au ban des accusés : les impossibles régimes hypocaloriques
- Drastiques et ravageurs, les régimes hypocaloriques trop importants peuvent faire plus de mal que de bien. Quelle épreuve de tenir toute la journée en ayant faim ! Et lorsque l'on craque devant le réfrigérateur ou la boulangerie, l'organisme privé d'aliments en profite pour reconstituer des stocks : c'est le fameux effet yo-yo. Non seulement, on ne perd pas de poids mais on perd confiance en soi. Il est même possible que de trop nombreux régimes finissent par produire l'effet inverse de celui recherché : ils pourraient être à l'origine de troubles du comportement alimentaire et d'un surpoids.
- A cet égard, les régimes hypocaloriques (à 1500 calories par jour) prescrits par certains médecins peuvent s'avérer plus dangereux que ceux des magazines et des amies. Car, se sentant suivie, on les abandonne moins facilement.